Il suffit de discuter un peu avec des soignants pour qu’ils avouent en aparté qu’ils ont été souvent témoins de falsifications de dossiers médicaux, d’actes et de pressions pour que soient tues et cachées des erreurs ou des fautes médicales parfois extrêmement graves.
L’obligation des soignants de déclarer les évènements indésirables graves aux directions ou institutions de contrôle n’est pas respectée, par peur de représailles, et ces institutions ont démontré qu’elles sont trop sensibles à la corruption.
L’impunité est de règle, en partie en raison du serment d’Hippocrate qui impose aux médecins une confraternité complice.
Cela profite directement aux assurances et aux plus incompétents, permet les chantages et les collusions, débouche parfois sur des meurtres par ordonnance, mais laissent les victimes et ayants-droits dans l’ignorance, démunis et sans recours.
Or il est très simple d’y mettre fin avec un simple article de loi :
1 Toute personne exerçant une profession médicale ayant tenté de cacher une erreur ou une faute médicale dont il a connaissance, par quelque moyen que ce soit, ou omis de respecter ses obligations de signalement aux autorités de contrôle, sera punie de la peine d’interdiction définitive d’exercer une profession médicale et d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement.
2 Le fait pour un directeur d’un établissement de santé ou de contrôle, d’omettre d’informer une victime ou la famille d’une victime d’un évènement indésirable grave qui leur a été signalé, est sanctionné par l’interdiction définitive d’exercer dans un établissement de santé ou de contrôle.
Bref, si on fait une connerie, on l’assume ou on change de métier !