Comment les violations du Code de Nuremberg ont-elles été rendues possibles en France ?

Comment les violations du Code de Nuremberg ont-elles été rendues possibles en France ?

Le plan pandémie a été préparé bien avant 2020. Mais comment obtenir la participation des hôpitaux et des médecins ?

Désorganiser et surcharger les services, réduire les personnels et les recruter sous qualifiés, et surtout couvrir toutes leurs turpitudes pour les tenir ensuite, furent des moyens très efficaces.

Démonstration par une histoire vraie dans un hôpital mystérieux.

LES VIOLATIONS DE L’OBLIGATION DE MOYENS

Dans cet hôpital mystérieux, il faudra admettre de se voir traitée ainsi quand vous êtes en occlusion intestinale.

ça fait très mal. D’abord on vous dit que c’est rien et que ça va passer, et d’ailleurs vous êtes censée pouvoir vous lever et aller promener dans le service 2 jours après votre hystérectomie.

Mais toujours alitée, on vous proposera de la morphine pour calmer vos douleurs brutales.

Si vous n’en voulez pas parce que vous avez eu un AVC et que vous ne pouvez plus supporter les effets de la morphine, vous commencez à être un peu contrariante. Mais on acceptera de vous donner d’autres calmants et ACUPAN.

Dès le matin du troisième jour, vous commencerez à vomir, sans arrêt. Un truc noirâtre dégueulasse.

C’est pourtant pathognomonique des occlusions après de vives douleurs.

A la place d’examens, on vous donnera alors un médicament contre les nausées et vomissements post opératoires.

Le Zophren. Un gadget de labo que des études australiennes randomisées en double aveugle ont démontré qu’il était « aussi efficace » que le chewim-gum (https://ichgcp.net/fr/clinical-trials-registry/NCT04191694). Mais pas sans effets néfastes, car il est formellement déconseillé pour les occlusions intestinales, qu’il majore hélas.

Vous continuerez donc à gerber au lit car ça empire.

Alors vous refuserez de reprendre le Zophren. « Si si il faut le prendre Madame ! » – Non, c’est pire avec ».

Ce refus vous rendra vraiment chiant dans le service de surveillance et de soin constants de ce merveilleux hôpital mystère.

La médecin culpabilise de vous avoir donné ACUPAN au lieu de la morphine prescrite par le chirurgien et pense que c’est l’ACUPAN qui pourrait expliquer les vomissements. Votre le refus de reprendre Zophren après avoir refusé la morphine perturbe sa petite tête et le service.

Vous continuerez à vomir jusqu’au milieu de la nuit.

L’infirmière vous dira qu’elle va vous poser une sonde gastrique si vous continuez à refusez le Zophren. On vous a dit que vomir était normal et que cela allait passer, et jusque là vous avez l’impression de savoir gérer. C’est désagréable, mais moins qu’une sonde gastrique dont la pose sera douloureuse en raison de votre cloison nasale particulière. Vous refuserez donc de reprendre le Zophren insupportable et refuserez le chantage à la sonde gastrique.

La médecin arrive, n’insiste pas pour la proposition de sonde de l’infirmière et remplace le Zophren par un anti-vomitif puissant, le célèbre PRIMPERAN, afin de paralyser le réflexe du vomissement et d’arrêter de déranger le personnel. C’est aussi totalement déconseillé pour les occlusions, mais peu importe, le chirurgien n’a signalé aucun risque particulier à surveiller, il n’y a pas lieu d’écouter une absence de bruits intestinaux éventuelle ni faire d’autres examens devant une mauvaise patiente.

La médecin ne vous dira pas que c’est aussi un puissant neuroleptique, ni que pour être sûr que vous n’allez plus embêter l’infirmière, les doses maximales autorisées par l’AMM seront triplées, et tant pis pour votre insuffisance rénale. Bien entendu la médecin ne va pas informer non plus la sécu de ses surdosages, normalement à la charge des patients car hors AMM.

Et surtout pas question de demander un examen pour voir ce qui se passe, ni prendre conseil auprès d’autres médecins. La médecin vous dira : « écoutez c’est déjà bien que je vous parle, et si vous n’êtes pas content vous n’avez qu’à aller ailleurs ». Si si. Véridique !

Facile à dire, mais compliqué d’aller ailleurs en ne sachant plus se lever de son lit et qu’on vous dit que ça va passer.

Vous vous ferez même engueulée au quatrième jour d’occlusion par le chef de service qui ne réduira pas les surdosages de Primpéran tant que vous refuserez de reprendre le Zophren, le médicament magique de l’hôpital de Roubaix. Il vous expliquera que les nausées sont normales après une hystérectomie, qu’il faut prendre du Zophren mais n’insistera pas pour la sonde, ni n’expliquera aucun risque à la refuser.

Car l’infirmière vous aura signalé « cherche à savoir ce qu’il y a dans la perf, méfiante avec le traitement, mari aussi. » Puis « vus par le chef de service« .

Elle rayera aussi le constat d’anurie laissé par une collègue dans le dossier infirmier. Il est formellement interdit de biffer les observations laissées par un collègue. Probablement que le dossier infirmier fut réécrit lors de la demande d’accès au dossier médical pour dissimuler les négligences du chef de service.

La collègue censurée, en relevant votre poche urinaire vide, vous aura fait pourtant la petite blague « hé bien Madame, il faudrait quand même que vous nous rendiez ce qu’on vous donne dans les perfs !« .

Alors la biffante inscrira au pif, comme à chaque fois ensuite « urine 500ml, va elle même aux toilettes« .

Sera ainsi dissimulé ainsi le symptôme d’anurie, normal aussi près 4 jours d’occlusion.

Il paraîtra aussi que, bizarrement, il n’aurait plus été demandé la poursuite des examens de la fonction rénale depuis 2 jours, examens bizarrement absents au dossier, ce qui est pratique aussi pour dissimuler la négligence plus grave de ne pas tenir compte d’un autre signe d’occlusion.

Alors vous commencez à avoir beaucoup de mal à déglutir le soir. Après le surdosage des neuroleptiques, c’est normal. L’infirmière ne tiendra pas compte du signalement du mari. « Non objectivé » lui dira plus tard une médecin de réanimation. Ce qui est l’équivalent de « on s’en est foutu » en langage médical.

Mais dans la nuit toutes vos constantes vont sombrer, température (34°C), tension, tachycardie etc … C’est normal Monsieur l’interne ? « Oui donnez lui un peu de potassium » répondra-t-il à l’infirmière sans se déplacer.

Pourtant vous voyez que quelque chose ne va pas. Alors vous retirerez votre perf de PRIMPERAN. Vous savez faire, vous êtes du métier. 35 ans de travail à l’hôpital dans cet hôpital mystère, ça ne s’oublie pas en une nuit.

Mais l’infirmière arrive, et voit que vous vous êtes dépiquée. Décidément quelle mauvaise patiente ! Vous essayerez de bredouiller quelque chose mais vous ne savez plus articuler les phonèmes. Toujours normal avec le Primpéran.

Alors elle vous gronde et vous repique de force. Elle notera « dépiquée -> repiquée ! Semblait confuse » dans le cahier. Mais vous ne savez plus quoi faire.

Après une nuit horrible, l’infirmier du matin arrive, vous remettra encore du Primpéran surdosé, et en plus un traitement de cheval pour faire baisser la tension. Pourtant vous avez une tension de poisson rouge, 8-6, vous n’avez jamais été aussi basse.

Oh, et puis il vous donne aussi un médicament contre les remontées acides, ça commence à déborder.

Vous êtes au plus mal et ne savez plus articuler, mais pour ce brillant infirmier stagiaire tout est normal écrira-t-il dans le dossier. Il sera donc embauché définitivement moins de 2 mois après par l’hôpital mystère.

UN HOPITAL TOTALITAIRE FIN PRET POUR LA PANDEMIE

10 minutes après, vous sentez que c’est la fin. Après plein d’essais, vous arrivez à composer le numéro de votre mari. Vous bredouillez des sons incompréhensibles. L’horreur. Vous ne pouvez même plus dire adieu. Votre mari vous dit d’appeler l’infirmière et vous dit qu’il raccroche pour l’appeler aussi la gentille infirmière car il ne sait pas si vous pouvez encore le faire.

Votre mari appelle l’infirmière qui ne répond pas. Il rappelle et rappelle et vous rappelle aussi, sans succès.

Deux heures plus tard, le médecin chef appelle votre mari pour l’informer que vous avez fait un arrêt cardiaque. Votre mari devra insister sur les causes pour qu’il s’entendre dire que vous avez inhalé vos vomissements.

De long vomissements incoercibles. Plus de 10 litres sera-t-il rapporté dans le dossier. Plus de 10 litres !

L’inhalation de tant de liquides était inévitable quand les surdoses de neuroleptiques paralysent la sphère oro-pharingée. Sans cette paralysie, vous aviez une chance d’échapper à l’inhalation en vomissant régulièrement, comme précédemment. La nature est bien faite, même en occlusion.

Votre mari insiste pour que soient enfin réalisés les examens réclamés la veille à la médecin. « Votre femme n’a jamais eu besoin d’examens complémentaires et elle n’en aura pas ! » lui assènera le chef du service de surveillance et de soins constants.

Le mari lui rappellera son obligation de soins et de moyens. Alors le chef changera de ton et lui fera ce chantage horrible : « vous savez, je peux décider de vous interdire de visite … » Qui peut imaginer ça ?

Car vous avez finalement survécu aux 25 minutes d’arrêt cardiaque et de réanimation, bien que vous n’étiez pas d’accord pour être réanimée. Elle savait ce que cela voulait dire dans cet hôpital : tortures inutiles. Les directives anticipées, on s’en moque dans cet hôpital mystère.

Votre mari veut vous voir, il devra mettre son poing dans sa poche en se promettant de trouver un vrai médecin pour faire les examens nécessaires une fois à l’hôpital.

Il vous trouvera en réanimation, intubée et inconsciente, assise au fauteuil après votre retour de l’IRM. Une IRM fut quand même réalisée car exigée par un autre médecin qui vous connaissait bien.

Vous êtes restée mal oxygénée pendant plusieurs heures avant cet examen, car la sonde était mal positionnée, mais ça va mieux après le retrait de la sonde de 2 cm par le service d’imagerie médicale.

Diagnostique IRM : occlusion ombilicale étranglée, contenant de l’air insufflé par coelioscopie.

APRES LE DIAGNOSTIQUE, L’EXPERIENCE

Mince, les négligences et fautes du services de soins et de surveillance constante viennent d’être dévoilés à cause d’un médecin humain ayant outrepassé les directives du chef de service !

Si vous survivez, vous risquez de coûter très cher en soins, les incompétences seront exposées, le plan pandémie risque de prendre du retard, etc …

Alors finalement comment gérer ça ? Comment soigne-t-on les hernies étranglées une fois diagnostiquée dans cet l’hôpital mystère ?

Eh bien c’est tout simple. On appuie dessus pour essayer de la faire rentrer. Ca s’appelle des taxis. ça coûte rien mais ça peut rapporter gros.

Car c’est totalement inutile et dangereux, c’est totalement déconseillé médicalement. L’intestin étranglé depuis plusieurs jours se nécrose rapidement, le risque de septicémie est énorme. Et même après les taxis, il n’y aura aucun contrôle par imagerie pour voir si le miracle a fonctionné et n’a pas fait pire. Tu vas rentrer saloperie d’hernie étranglée ?

Le pauvre chirurgien arrivé tranquillement plusieurs heures après le diagnostique reconnaîtra qu’il n’aurait pas dû opérer, en dehors de toute urgence, en présence d’une volumineuse hernie ombilicale préexistante. Il vous avait pourtant affirmé que cette hernie ne poserait aucun problème !

Ce menteur était même tellement sûr de lui qu’il n’a donné aucune consigne de surveillance particulière et prescrire morphine en cas de douleurs et Zophren en cas de vomissements, avant de partir tranquillement en WE .

Toujours est-il que le chirurgien refusera de ré-intervenir en urgence.

A partir de ce moment, vos jours sont comptés. Vous allez inéluctablement mourir rapidement.

Mais il faut donner une bonne raison au chirurgien de ne pas opérer la hernie étranglée. Il fallait trouver quelque chose.

Quelqu’un a eu alors une idée de génie : et si au lieu des soins palliatifs que vous nécessitez, on vous soumettait à une expérience médicale qui vous rendrait intransportable au bloc opératoire ?

Excellente idée. Vous serez donc soumise à des expériences médicales, hors de tout protocole légal.

Là il s’agira de voir si la technique de décubitus ventral (la mise allongée à plat sur le ventre) pourrait augmenter votre saturation en oxygène déjà à 100%, en faisant comme si la canule n’avait pas été bien replacée à l’IRM.

L’expérience visera aussi à savoir si des fois le déplacement des liquides corrosifs stagnant dans le bas de vos poumons brûlera aussi ou non le reste de vos tissus pulmonaires.

On vous placera alors sous respirateur, curarisée, allongée sur le ventre, vous rendant de fait intransportable et inopérable, comme si vous aviez une espérance de survie supérieure à un mois. Cette technique de décubitus ventral n’avait jamais été essayée auparavant sur les personnes en occlusion, les études étant faites jusque là sur des personnes dont l’espérance de vie était supérieure à un mois.

L’expérience réussira, c’est à dire que l’oxygénation s’est dégradée très vite, si bien que l’expérience a dû être interrompue 18 heures plus tard, pour vous allonger cette fois sur le dos et brûler ce qui reste des poumons.

Alors la médecin chef de réanimation décrira dans le dossier médical que ce fut un franc succès pour l’oxygénation, Ainsi vous n’êtes pas morte finalement des suites de l’opération, ni de la surdose de PRIMPERAN, ni de occlusion étranglée non opérée, ni de septicémie due aux taxis, mais d’un simple arrêt cardiaque, pourtant sans noflow, qui aura entraîné septicémie et la défaillance des organes par ischémie re-perfusion.

Ah oui, après cette petite expérience, votre cadavre sera rendu à la famille totalement défiguré par les oedèmes provoqués par la mise en décubitus ventral.

ETOUFFEMENT DE L’AFFAIRE

L’hôpital mystère refusera bien sûr de reconnaître tout faute et tout évènement indésirable grave à signaler, et fera taire votre mari par tous moyens, même totalement illégaux. Si si.

L’ARH fermera les yeux, le procureur aussi, le TGI aussi, la Cour d’appel aussi et la Cour de cassation aussi.

Car le plan pandémie était déjà en route : il nécessitait des personnels reconnaissants et bien tenus …

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