L’arrière goût amer d’un nouvel attentat aux libertés sous faux drapeaux à la CEDH

L’arrière goût amer d’un nouvel attentat aux libertés sous faux drapeaux à la CEDH

La Grande Chambre de Cour de la Cour européenne des droits de l’homme vient de rendre un arrêt important concernant la liberté d’expression. Il fait désormais jurisprudence et doit être appliqué par toutes les juridictions des Etats européens.

L’ADVHR ne tolère ni ne défend pas bien évidemment les discours incitant à la haine contre une religion, ni envers des personnes physiques particulières.

L’association est particulièrement sensible au respect d’autrui et à la liberté d’expression. En particulier parce qu’elle a été directement victime de la répression qui s’est abattue sur elle pour avoir osé critiquer le fonctionnement de l’hôpital de Roubaix, dans le contexte politique alors caché au public de mise en place du plan Schwab.

Si l’association pointe et critique les actions et comportements de certains responsables dans l’exercice de leurs fonctions publiques, elle ne fait que donner son opinion sur des actions qu’elle juge préjudiciables au bon fonctionnement des institutions et poursuit un objectif légitime d’information du public sans lequel il n’existe pas de société démocratique.

Il est probable que l’association subisse d’autres tentatives de musellement, les mondialistes n’ayant pas encore renoncé pour l’instant à leurs ambitions totalitaires, comme semble le démontrer le tout récent arrêt de la CEDH.

La CEDH vient d’admettre la condamnation pénale d’un créateur d’un blog Facebook en raison de commentaires dont les auteurs ont été condamnés pour incitation à la haine envers une religion.

Il s’agit de l’équivalent de la suppression du fameux article U.S.C. § 230 aux Etats Unis qui protège jusqu’ici les responsables des médias sociaux des poursuites pénales pour ce qu’écrivent les utilisateurs.

Ainsi sur la base de cet arrêt des poursuites contre Facebook dans ce genre d’affaire sont possibles : l’auteur est bien sûr responsable, mais si le fondateur du blog est jugé responsable, alors Facebook qui héberge et permet de créer le blog doit l’être aussi. Même si c’est un peu comme si le fabriquant d’un fusil de chasse utilisé pour tuer quelqu’un devait être aussi condamné …

4 juges de la CEDH ont tenu à produire de sévères critiques contre l’avis liberticide de leurs collègues, ce sont les plus justes de cet arrêt, où le sérieux de la CEDH ressemble de plus en plus à celui de la très politique Eurovision de la chanson.

En raison de cet arrêt, l’association et tous les autres créateurs de blog ou sites permettant les commentaires sont désormais contraints à ne plus autoriser la liberté de publication de ces commentaires sans avoir été approuvés et contrôlés préalablement.

Cela change fondamentalement la loi qui veut que la liberté de communiquer soit libre a priori et ses abus sanctionnés a posteriori. Nous revenons au temps du Roi où tous les écrits devaient être autorisés par la commission de censure royale préalablement à leur publication.

Est-ce que Woldpress et les autres plateformes devront à leur tour, pour tenir compte de cet arrêt et éviter tout risque de co-condamnation pénale, interdire la possibilité de modération à posteriori ?

La réponse est probablement oui, même si au final cela ne changera pas leur responsabilité pénale si un créateur de blog laisse passer un commentaire s’avérant répréhensible pénalement.

Mais suite à la lecture de cet arrêt CEDH, le sentiment général qui reste à un lecteur de sensibilité américaine qui croit profondément aux vertus du 1er amendement, c’est celui d’une totale disproportion répressive générale en Europe à l’occasion de 6 mots ridicules de 2 vulgaires connards racistes, telle une tempête dans un verre d’eau, d’une démesure au regard de toutes les horreurs qui sont passées récemment en Europe sans que la CEDH ne fasse rien.

Bref il reste du nouvel arrêt de la CEDH cet arrière goût amer de nouvel attentat aux libertés sous faux drapeaux.

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